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loudemalbrenne

Vendredi 5 janvier 2007
1 er jour en tête à tête avec moi-même...je suis contente et fière....de vous accueillir....un pas de danse, deux petits sauts de chat et un grand écart!!!!!!!!!!!!!!!!
Par loudemalbrenne
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Samedi 6 janvier 2007

Envie de partager mes coups de coeur avec vous...

                           RUE

Coffre à groseilles.

Devant un lampadaire un gentilhomme attend de briser une épée.

Flammes peintes sur les portes.

La boutique du pont où dorment des enfants pliés comme des pages.

Parmi les rues courent les assassins,

Parmi les rues tombent les eaux usées,

On a volé l'habit de l' Arlequin

On a fini d'éplucher les salades.

 

    Sylvain Fetet sur  Librairie de poésie.

Par loudemalbrenne
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Mercredi 10 janvier 2007

La petite fabrique de mémés  

        

 Une de mes premières histoires, je vous promets de vous montrer les incroyables illustrations qui vont avec...Et d'autres histoires et d'autres belles illustrations...Encore... 

  

 Près de la forêt, une grande usine, calme et étrange, cache dans ses hangars gris et barricadés un drôle de manège : une fabrique de mémés. 

C'est une usine surveillée qui ne se visite jamais.  

Elle produit des centaines de mémés à l'année, et a même ses modèles préférés. 

 

Tout est au mieux dans le meilleur des mondes. 

 

Malheureusement, si la fabrique tourne toujours très bien, un jour il est arrivé une chose incroyable. 

 

Après quelques explosions, la machine se met à toussoter, à hoqueter puis à siffler... 

 

C'est aussitôt la pagaille dans les allées, et parmi toutes les mémés. 

 

Là, à l'abri des regards, voilà ce que l'on peut apercevoir. 

 

Comme vous pouvez l'imaginer, les mémés ne correspondent plus du tout, mais alors plus du tout aux modèles commandés. 

 

De toutes les mémés de la collection, Aglaé est, dit-on, celle qui a le plus de succès. Elle, d'habitude si attentionnée et bien élevée, se met les doigts dans le nez et rote sans arrêt, beurk ! Un vrai porcinet !

 Mémé Clarisse qui est agréable et chaleureuse ne parle plus que de son bonheur et ne cuisine plus que du chou fleur ! Quelle horreur !  

 

 

Mémé Georgette, d' habitude si coquette, est devenue très laide. Son nez s'est allongé. Ses cheveux se sont mis à friser de tous les côtés. Là voilà bien arrangée. 

 

Mémé Germaine qui a bon coeur et est toujours prête à rendre service ne saute plus de joie à l'idée d'être utile, et bien au contraire se met dans de folles colères  à propos de tout et de rien.  

 

Mémé Hortense, appréciée de tous partout, quant à elle, n'a plus de cervelle et fait les choses à l'envers.

 Mémé Babette toujours d'humeur facile, agréable et joyeuse est boudeuse, envieuse, rancunière et mesquine.  

 

 

A voir ce gâchis, la livraison s'annonce compromise .

 Dans les rangées, chaque mémé rouspète et se met à jurer.  

 

 

Seuls les livreurs s'affairent, profitant de la pagaille générale dans les cartons pour enrubanner les paquets.

 Pierrot, le chef de rayons, qui de toute son existence n'a jamais  vu un bazar pareil, répète affolé :  

 

 

- N'est-ce pas épouvantable, de devoir livrer des mémés toutes timbrées ! 

 

La vraie question est de savoir ce que nous allons faire, dit-il perplexe. 

 

Saperlipopette, qu'ai-je fait pour mériter un lot pareil ?

 - Mais rien du tout, répond Aglaé en se curant le nez.  

 

 

Pendant ce temps-là, Germaine saute à cloche-pieds dans la contre-allée.

 

A toutes ses copines les mémés, Hortense fait des grimaces, tire la langue. 

 

Mémé Babette, excédée, menace : 

 

 - Si je t'attrape, je vais te donner une fessée déculottée ! Sale petite peste ! 

 

 - Alors, ma vieille, faut pas faire cette tête ! se moque Clarisse.

 - Crotte ! dit Georgette devant les cartons, nous allons être obligées de nous débrouiller toutes seules. 

 

 - Et bien, qu'allons-nous faire Aglaé ? , demande Pierrot. 

 

 - Moi je sais ! s'écrie brusquement Germaine. Pour que l'usine ne ferme pas et que tout rentre dans l'ordre, il faut que nous soyons livrées comme si de rien n'était...

 Les autres mémés sont tout à fait d'accord :  

 

 

 - C'est une très bonne idée. Allez- vite dans les cartons! 

 

Toutes les mémés sautent pieds joints dans les boites. 

 

Mais au milieu de la nuit, Pierrot est réveillé par des bruits suspects. 

 

Il éclaire sa lampe de chevet et sillonne à toute allure l'usine pour s'assurer que les mémés sont bien là.

 Mais, personne, il n'y a plus personne...  

 

 

« Au secours, crie t-il, elles sont parties, elles sont toutes parties... »

 En fait, tous ces bruits viennent de dehors, et il peut apercevoir au loin, sur le chemin là-bas, une équipée très particulière. On peut distinguer en tête mémé Aglaé, puis mémé Hortense, puis mémé Georgette, puis mémé Clarisse, puis mémé Babette et enfin mémé Germaine qui ferme la marche !

 Elles ont ramassées leurs petites affaires puis ont pris l'initiative d'aller se livrer elles-mêmes bon de commande en main.  

 

 

 

 

« Pauvres petits, ils vont être bien déçus quand ils vont voir leur mémé, soupire-t-il.

 Enfin, mieux vaut une mémé un peu timbrée, que pas de mémé du tout, pense t-il.  

 

 

Enfin, je crois ! 

 

Nous allons avoir des retours à l'envoyeur, ça c'est certain ! ou pire peut-être? »

 

Il se voit déjà attaqué par une armée d'enfants mécontents et chassé par une meute de parents en colère l'insultant et le traitant de tous les noms :

 « Voleur, escroc, menteur, t'as  pas fait ton travail, où sont nos mémés ? »  

 

 

Pierrot enfourche sa mobylette jaune le long du chemin qui tortille entre les fleurs. Il serre les dents et accélère. 

 

Il arrive enfin à la première maison, tout en sueur.  

Quand Pierrot colle son oeil à la vitre, la première chose qu'il voit, c'est Aglaé entrain de jouer à saute-mouton. 

 

Il saisit sa mobylette et prend le chemin de la deuxième maison. Il arrive enfin à la deuxième maison, tout en nage.

 

Quand Pierrot colle son oeil à la vitre, la première chose qu'il voit, c'est Germaine arbitrant un concours de grimaces. 

 

Il saisit sa mobylette et prend le chemin de la troisième maison. Il arrive enfin à la troisième maison, épuisé. 

Quand Pierrot colle son oreille à la porte, la première chose qu'il entend ce sont des éclats de rire : 

 

- Mémé, tu frises, comment t'es tu coiffée ? 

 

- Avec un pétard, ricane Hortense.

 

Il saisit sa mobylette et prend le chemin de la quatrième maison. Il arrive enfin à la quatrième maison, exténué.

 Quand Pierrot glisse son nez par la fenêtre entrouverte, la première chose qu'il sent c'est l'odeur du chou :  

 

 

« Si tu ne termines pas ton dessert dit Clarisse, tu seras privé de gratin de choux fleurs ! » 

 

De retour à l'usine, 

 

Copains, copines, cousins, cousines, camarades, compagnons, confidents, potes, vieilles branches et connaissances ont envoyé par milliers des lettres, des mails et des sms ... A l'intérieur, des bons de commandes.

 

Par loudemalbrenne
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Mercredi 17 janvier 2007

Voici une autre histoire qui dort dans un tiroir :

Chaque après-midi, les yeux encore collés de sommeil par une grosse sieste, Siméon le cochon sort de son enclos.

Puis, doucement, à pas prudents, il traverse la cour et se rend au pré en empruntant toujours le même sentier, celui qui passe devant le carré de pommes de terre.

"Le voici qui vient ! glousse la dinde Gwladys.......

 

 

la suite demain....

Par loudemalbrenne
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Dimanche 21 janvier 2007

"Le voici qui vient ! glousse la dinde Gwladys. Je reconnais son pas bien lourd sur le gravier du chemin. Bonjour, Siméon, beau temps aujourd'hui, dis-donc qu'est ce que tu profites !"s'écrie Gwladys.

Mais Siméon n'ouvre même pas un oeil. Il s'étend de tout son long, son petit groin rose au vent.

Gwladys est la doyenne des animaux de la ferme.Elle aussi est ronde et grasse...Mais elle ne peut s'empêcher de continuer...

     -Tu sais Siméon, c'estr bientôt les fêtes et tout est bon dans le cochon !  Même dans les pique-niques champêtres, on te trouve dans les assiettes, ma foi, tout est bon dans le cochon, c'est bien vrai !

    Suffit ! J'en ai assez ! assez ! proteste Siméon.  

Il se jette sur ses pieds de cochon et traverse à toute vitesse le pré dans toute sa longueur et puis dans toute sa largeur au rythme des battements de son petit coeur...

Par loudemalbrenne
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